14 mai, 2026
par Jean-Pierre Mercier

La stratégie du fou

On parle de plus en plus en plus de la stratégie du fou en observant la politique internationale américaine, découvrons de quoi il s’agit. La stratégie du fou (Madman Theory) a été appliquée une première fois par Richard Nixon qui a laissé volontairement croire qu’il allait envoyer des bombes nucléaires sur le Vietnam s’il n’atteignait […]

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On parle de plus en plus en plus de la stratégie du fou en observant la politique internationale américaine, découvrons de quoi il s’agit.

La stratégie du fou (Madman Theory) a été appliquée une première fois par Richard Nixon qui a laissé volontairement croire qu’il allait envoyer des bombes nucléaires sur le Vietnam s’il n’atteignait pas ses objectifs. Certains spécialistes politiques pensent aussi que les déclarations et actions à priori contradictoires de Donald Trump cachent une stratégie beaucoup plus réfléchie et cohérente.

Les principes et objectifs de la stratégie du fou

  • Imprévisibilité calculée afin de déstabiliser l’adversaire et l’empêcher de comprendre la stratégie réelle. Il se met donc à défendre des points ou des territoires qui ne sont en fait pas du tout visés, mais qui contribuent à détourner l’attention et les ressources des objectifs réels.
  • Communication par la provocation grâce à des hyperboles afin de déstabiliser un adversaire qui n’y est pas du tout habitué. L’hyperactivité médiatique contribue à l’imprévisibilité et à l’inquiétude de l’adversaire qui ne sait plus sur quel front il faut se battre.
  • Création de chaos par une suite d’actions à priori illogiques qui n’ont rien à voir avec les stratégies militaires ou diplomatiques classiques qui empêchent toute prévisibilité et donc toute planification des stratégies de défense. Ces actions ont néanmoins un fil conducteur et visent à obtenir l’objectif central.

Les risques

  • Les menaces sont prises au sérieux au départ mais ensuite les adversaires n’en tiennent plus compte. mieux ils en profitent pour ridiculiser celui qui se contredit sans arrêt.
  • Plus personne ne croit à la parole du fou.
  • Les promesses créent la risée plutôt que l’engagement
  • Le « fou » ne peut plus négocier car il a perdu toute crédibilité et les interlocuteurs négocient pour tenter de prendre le fou à son propre jeu.
  • L’imprévisibilité, le chaos créé inquiète tout le monde, crée des ennemis partout, la multiplicité des ennemis finit devenir intenable.

Dans l’histoire, tous ceux qui ont voulu se battre contre tout le monde entier ont fini par perdre.

Jean-Pierre Mercier

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